Conférences


 

  Prochaines conférences AAFC 

31 mars 2017 à 15 h 00 aux Archives départementales du Doubs (Entrée libre)

L'Université populaire de Besançon, 1900-1908 par Gisèle David.

Sous l'intitulé d'Enseignement Supérieur pour tous, une université populaire a été crée à Besançon en 1900. Elle s'inscrit alors dans ce grand mouvement éducatif des universités populaires qui, dans toute la France, grâce à la coopération d'instituteurs, de professeurs, de médecins, vise à rapprocher par l'attrait d'un supplément d'instruction et d'éducation, le monde ouvrier et ceux que l'on a alors définis par le qualificatif nouveau d'intellectuels.

Pendant huit ans, dans un contexte politique et social dense, cette association bisontine a eu pour but de rendre attractive une culture à laquelle un grand nombre n'avait pu jusqu'alors avoir accès. Ce sont les conditions de sa formation, ses activités éducatives et de loisirs, ses enthousiasmes et ses difficultés que nous vous proposons de vous présenter
 
   
  Programme des conférences  AAFC depuis 2003 à ce jour

18 novembre 2016 aux Archives départementales du Doubs

La détention des « prisonniers de famille » en  Franche-Comté au XVIIIe siècle  par Jeanne-Marie Jandeaux , archiviste paléographe.

Au XVIIIe siècle, les « bonnes familles » ont la possibilité de faire détenir l’un de leurs parents au motif que son comportement menace leur honneur. Dans tout le royaume, une masse obscure de prisonniers incarcérés à la demande de leur famille par lettre de cachet subsiste ainsi en dehors du monde, dans des lieux de détention aussi divers que variés. En Franche-Comté, ceux qu’on appelle les « correctionnaires », sont enfermés à l’hôpital de Bellevaux à Besançon, dans des maisons religieuses et plus rarement dans des prisons d’État, comme le Fort de Joux. Nombreuses sont également les familles comtoises qui choisissent des lieux d’incarcération en dehors des frontières de la province, par exemple l’hôpital de Bicêtre à Paris ou encore le monastère de Maréville en Lorraine spécialisé dans l’accueil des aliénés. Les dossiers de lettres de cachet jettent une lumière crue et précise sur les conditions de vie du détenu dont la subsistance est assurée par la pension que ses parents consentent à payer. A la veille de la Révolution des centaines de prisonniers attendent encore le rappel de leur famille ou l’indulgence de l’administration royale pour retrouver la liberté.

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7 mai 2016 aux Archives départementales du Jura à Montmorot.

 Le chartrier d’Arlay  par Patricia Guyard, directrice des Archives départementales du Jura.

Le chartrier d’Arlay, auréolé de la gloire chevaleresque des Chalon, magnifié du titre d’Archives historiques  et du statut de Trésor national, est nimbé du mystère qui entoure les archives en mains privées et que confère une histoire méconnue, voire légendaire.

Puisant ses racines au XIIIe s., le chartrier n’est pas clos. Il a été alimenté par les archives des membres de la branche directe d’Arlay qui s’allia aux princes d’Orange au XIVe s. auxquels elle succéda, et qui recueillit l’héritage de la branche d’Auxerre en 1492, puis par celles des princes qui leur succédèrent : les Nassau, qui donnèrent un roi à l’Angleterre, les Isenghien, les Arenberg, les marquis de Voguë et aujourd’hui la famille comtale de Laguiche. Quoique très volumineux, le fonds ancien de ce chartrier, en réalité un assemblage de nombreux fonds réalisé jusqu’au XIXe siècle, est une partie démembrée du chartrier princier et international de la Maison de Chalon.

Patricia Guyard précisera le contenu, l’accroissement, les scissions et la recomposition de ce chartrier de Chalon afin que soient saisis les liens entre les documents conservés aux Archives du Doubs et ceux d’Arlay ; ce faisant, elle rappellera les principaux travaux de classement et de microfilmage entrepris depuis le XIXesiècle et évoquera le rôle des archives d’Arlay dans la défense des propriétés comtoises du prince et duc Pierre d’Arenberg à la Restauration.


4 mars 2016 aux Archives départementales du Doubs.

Les médaillés de Sainte-Hélène en Franche-Comtépar J.M. Thiébaud et G. Tissot-Robbe

Parmi nos ancêtres, certains, se sont battus au sein des armées de la Révolution, du Consulat et de l'Empire, de 1792 à 1815. Certains de ces militaires, encore vivants en 1857, ont reçu la médaille de Sainte-Hélène pour laquelle Napoléon 1er avait laissé un legs important en rédigeant son testament. 

Chaque village, chaque famille comtoise a donné son contingent d'hommes et les dossiers des médaillés nous livrent des informations sur leurs origines, leurs carrières militaires, les campagnes auxquelles ils ont participé (Espagne, Russie, Allemagne, France), les autres décorations qu'ils ont reçues et surtout ce qu'ils sont devenus lors de leur retour à la vie civile (parfois avec les graves séquelles de leurs blessures).

Pour rendre cette approche encore plus concrète, des renseignements de généalogie ascendante et descendante permettent de resituer un ou plusieurs de ces anciens soldats (nos ancêtres directs mais aussi oncles, cousins, etc.), témoins de grandes épopées dans la saga de nos familles en ces périodes troublées.


11 décembre 2015 aux Archives départementales du Doubs

Philibert de Chalon,un prince franc-comtois, Généalogie et armoiries d'une illustre famille. par J.M. Thiébaud.  

 Son origine, se liens avec les familles régnantes européennes, ses ascendants et une approche des différentes branches de la maison des Chalon Chalon-Arlay, Chalon-Orange, etc.  à travers les siècles. 


20 mars 2015  aux Archives départementales du Doubs
Les origines des abbayes de Gigny et Baume, un feuilleton historique. par G. Moyse et R. Locatelli.

Gigny et Baume-les-Messieurs sont deux abbayes jurassiennes renommées pour leur patrimoine historique ou géographique (la reculée de Baume) et par leur rôle dans la fondation de l'abbaye de Cluny (909/910). Mais la documentation qui concerne leurs origines s'avèrent à la fois lacunaire (rien pour la période 974-1076) et disparate (sources diplomatiques, hagiographiques et archéologiques), si bien qu'elle s'est prêtée à de multiples hypothèses souvent partisanes et plus ou moins fantaisistes ou plausibles selon les auteurs et selon les siècles. Ainsi, les premières de ces interprétations, échafaudées dès le Xe siècle dans les milieux clunisiens, valorisaient sciemment Baume au détriment de Gigny, comme en témoigne le prétendu rôle de l'abbé Gunzon dans la construction de l'abbatiale de Cluny III ; elles obligent donc l'historien à reconsidérer cette histoire des origines. La conférence cherchera à montrer comment un examen attentif des sources écrites, du contexte général et régional et de l'apport archéologique récent, peut apporter un éclairage plus impartial des premiers siècles de Gigny et Baume (IXe-XIe siècles). 


28 novembre 2014  aux Archives départementales du Doubs
Entre rébellion et obéissance. L’espace politique comtois face au duc Philippe le Hardi. 
Par Michelle Bubenicek, Archiviste paléographe, spécialiste d'histoire politique et sociale, professeur d'histoire du Moyen Age à l'université de Franche-Comté.
Dans une perspective d’histoire politique renouvelée, l’on se propose de cerner la nature précise du pouvoir du duc de Bourgogne Philippe le Hardi, devenu en 1384 maître du comté de Bourgogne ou Franche-Comté, en mettant l’accent sur la réception ménagée à ce pouvoir « français » par les sujets comtois, principalement les communautés d’habitants et les sujets nobles. 
L’analyse d’un certain nombre d’affaires emblématiques,  dont un très beau procès pour « lèse-majesté ducale »,  permet alors de mesurer pleinement la nature de cette réception et de poser la question de la construction de la sujétion. 
Confronté à la rébellion et à des pôles de résistance multiples, le duc de Bourgogne parvint-il, en définitive, à mettre en place une autorité - une souveraineté en place une autorité - une "souveraineté" efficace ?


14 mars 2014 aux Archives départementales du Doubs

Les vins princiers dans le Vignoble jurassien à la fin du Moyen Âge. Par Pierre Gresser, Professeur honoraire des Universités.
Parmi toutes les contrées viticoles de Franche-Comté aux XIVe et XVe siècles, le Vignoble était indubitablement la première. Par ce toponyme il faut entendre la région qui s’étend depuis les environs de Mouchard et de Salins, jusqu’à Lons-le-Saunier, et qui trop souvent se trouve confondue avec le Revermont commençant au sud de cette dernière ville.
Grâce à une très abondante documentation conservée à Dijon, il est possible de connaître les vignes et les vins des comtes de Bourgogne. La conférence portera sur la présentation du paysage viticole, la consommation des vins et leur appréciation qualitative.


6 décembre 2013 aux Archives départementales du Doubs

L'architecte dolois Anatoile Amoudru (1739-1812) ou les bois devenus pierres.
Par Jean-Louis Langrognet, conservateur des antiquités et objets d'art de la Haute-Saône.
Une activité féconde consacrée durant vingt ans (1770-1790) à la construction des églises, presbytères, fontaines, ponts, etc., financés par la vente du quart en réserve des bois communaux.


11 mai 2013 aux Archives départementales du Doubs

Pas de bois pas de sel. Gestion forestière et approvisionnement en bois des salines de Salins au XVIe s. 
Par Paricia Guyard, directrice des Arch. dép. du Jura.
Dans le contexte politique et économique général de la Franche-Comté sous le règne des Habsbourg au XVIe s., seront présentés les grands traits de la gestion de la forêt domaniale, seigneuriale et communale, dans un cercle de 20 km environ de rayon autour de Salins, pour alimenter en bois de chauffage les deux salines concurrentes et complémentaires implantées à Salins pour bouillir et recueillir le sel de leurs sources salées.
On verra comment cet usage industriel fut si puissant qu'il imposa des types spécifiques d'exploitation, et qu'il induisit une économie lucrative du transport du bois dans de nombreuses localités ; il a toujours dû cependant laisser une place aux usages non moins cruciaux au bois de chauffage et de construction pour des milliers d'habitants, et aux usages de la vie rurale. La nécessité absolue des deux usines de s'approvisionner continuellement et massivement en bois et de se garantir la ressource, non seulement les obligea à se disputer la ressource forestière, souvent par des stratégies financières, mais aussi à élaborer des réformes forestières, les prémices de sylviculture et d'aménagement forestier, et enfin les bases de la législation forestière comtoise de la fin du XVIe s et du début du XVIIe s.
 Ces thèmes seront illustrés d'exemples tirés de textes d'archives du XVIe s. concernant des localités proches de Salins et édités dans l'ouvrage Les forêts des salines,. Gestion forestière et approvisionnement en bois des salines de Salins.


7 décembre 2012 aux Archives départementales du Doubs

Les corps francs de 1814 et 1815 en Franche-Comté. Par Jean-Marie Thiébaud.
L’histoire de ces corps francs, c’est tout un pan de la vie de nos ancêtres comtois, sortis de l’obscurité et de l’oubli dans lesquels ils s’étaient volontairement retranchés pour échapper à la vengeance des Bourbons et des autorités nouvelles. Une histoire d’autant plus intéressante qu’aucune étude d’envergure n’avait jusqu’à ce jour été réalisée à l’échelle de la France entière. Quant aux livres d’histoire comtoise, ils n’offraient guère de renseignements sur les épisodes de cette période troublée à la jonction de l’Empire et de la Restauration.


16 mars 2012 aux Archives départementales du Doubs

Jeanne d'Arc, sainte ou sorcière, patriote ou nationaliste, voire illustre bâtarde ou roublarde ? Par René Locatelli.
Se fondant sur les dernières recherches historiques, l'exposé essaiera de retracer objectivement l'épopée de Jeanne d'Arc, de suivre son destin posthume jusqu'à sa canonisation en 1920 et son actuelle récupération politique ; il incitera ainsi les auditeurs à réviser un chapitre d'histoire  supposé bien connu, mais trop souvent mal interprété.


26 mars 2011 aux Archives départementales du Doubs

Les chartes de franchises du comté de Bourgogne aux XIIIe, XIVe et XVe siècles. Par Gisèle David.

-    Dans une première partie, après et une évocation de ce que pouvait être la sujétion des populations face au pouvoir seigneurial avant l'octroi des chartes et une définition de la charte de franchises seront présentées les grandes familles seigneuriales qui ont accordé des franchises et les communautés urbaines ou rurales qui en ont bénéficié. 
-    Une deuxième partie sera consacrée à un essai de typologie des chartes et aux différentes causes qui, au fil de ces trois siècles, ont incité les seigneurs à cette politique d'affranchissement. 
-    Enfin l'évaluation des avantages de ces affranchissements sera abordée à travers l'étude de certaines clauses contenues dans les chartes concernant la liberté personnelle et le droit des biens meubles et immeubles. 
-    En conclusion, quels sources et différents supports des textes disposons-nous aujourd'hui pour l'étude de ces documents ?


21 novembre 2009 au Centre Pierre Mendes France – Besançon

La naissance des armoiries en Franche-Comté,   les écus des plus anciennes familles de notre province. Comment les reconnaître ?
Par Jean-Marie Thiébaud.
Quand les armoiries sont-elles nées en Europe et, plus précisément, en Franche-Comté ? 
Présentation illustrée précédée d'un bref rappel des règles de base de l'héraldique, véritable esperanto visuel du Moyen Âge, et sur la manière de lire un blason, 
 Avec aussi quelques notions du vocabulaire de base pour s'initier aux termes du blason et de droit pour savoir qui peut porter des armoiries. 


8 mars 2008 au Centre Pierre Mendes France – Besançon

Les souverains du comté de Bourgogne et de la Franche-Comté du Moyen Âge à la conquête. Par Jean-Marie Thiébaud.
Que savons-nous de la succession des princes qui ont possédé le comté de Bourgogne, appelé plus tard Franche-Comté ? 
- De quelle famille est issu Otte-Guillaume, le premier des comtes de Bourgogne en 986 ? 
- Qui était Mahaut d'Artois pour la Franche-Comté ? 
- Qui furent ces reines de France impliquées dans le scandale de la Tour de Nesle ? 
- Comment la Franche-Comté est-elle passée chez les Habsbourg, rois d'Espagne, après avoir appartenu à l'empereur Frédéric Barberousse, aux Capétiens et aux ducs-comtes de Bourgogne ? 
 Pour répondre à toutes ces questions, le docteur Jean-Marie Thiébaud retrace à grands traits la continuité généalogique de nos souverains depuis Otte-Guillaume, comte de Bourgogne (986), jusqu'à Louis XIV (1678), avec de nombreux portraits, à travers une histoire marquée par le rôle majeur des femmes.  


25 novembre 2005 aux Archives départementale du Doubs 

Parmentier et l'économie rurale du département du Doubs dans le premier tiers du XXème siècle.
Par Franck Meynet.


8 octobre 2004 aux Archives départementales du Doubs

Forçats et galériens francs-comtois.
Par André Ferrer.


10 décembre 2004 aux Archives départementale du Doubs

A travers les archives notariales de Franche-Comté, XVIe-XVIIIe siècles.
Par Paul Delsalle sur le thème des archives notariales d'Ancien Régime.


 

07 novembre 2003 aux Archives départementalse du Doubs

 Restauration de documentsd'archives. Par Denis Grisel et Daniel Paget au cours de la visite des ateliers de restauration des Archives départementales du Doubs. 

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